Comment se logeait le peuple parisien à la belle époque?

Comment les classes populaires étaient-elles logées dans les villes industrielles françaises du 19e siècle au début du 20e siècle ? Comment composaient-elles avec l’insalubrité, la promiscuité, l’absence d’équipements qui, le plus souvent, caractérisaient leur lieu de vie ? Dans un article passionnant, l’historien Alain Faure nous explique qu’il serait inexact de réduire le logement d’alors « à une fonctionnalité élémentaire : d’abord et avant tout un endroit pour dormir, un lieu dont le principal intérêt est d’être clos ». Il ne fait pour lui aucun doute que : « L’intimité populaire correspond bien à une réalité du passé, que la vie privée ouvrière n’est pas une « invention » récente et que le logement a toujours été bien plus qu’un abri sans chaleur. » Sans nier « la misère domiciliaire » qui prévalait, Alain Faure nous raconte que « le peuple du Paris d’avant 1914 refusait le taudis et déployait des trésors d’ingéniosité pour aménager des espaces d’intimité, pour respecter les enfants, pour ménager des convivialités dans les logements, si exigus soient-ils. » Outre une morale et des valeurs, les gens du peuple avaient donc aussi des aspirations, et la notion de « mieux-être » ne leur était pas totalement étrangère.

Vous avez aimé lire cet article? Partagez-le!

Partager sur facebook
Partager sur Facebook
Partager sur twitter
Partager sur Twitter
Partager sur linkedin
Partager sur Linkdin
Partager sur pinterest
Partager sur Pinterest

Ce site utilise des cookies pour vous assurer la meilleure expérience.